De mon expérience de psychologue tant à l’étranger qu’en France, il ressort que la difficulté première pour le patient réside dans la démarche de rencontre vers le thérapeute puis dans l’investissement dans une relation de confiance.L’entretien téléphonique, par l’absence de contact visuel et autres contraintes de temps et d’espace, ouvre de nombreux champs de possibilités.
Ainsi le soutien psychologique par téléphone est possible pour la personne :
• de chez elle, pour la personne isolée géographiquement…
L’isolement choisi ou non engendre parfois des difficultés d’accès à certains services. Par exemple, les jeunes mamans (allaitantes ou non) peuvent profiter de la sieste de l’enfant pour penser à elles dans l’échange téléphonique… Et pour une personne en dépression pour qui il est d’autant plus difficile de se mouvoir vers l’extérieur, le téléphone peut devenir le moyen de communication vers le soin.
• de son lieu travail si le temps manque pour se déplacer chez le thérapeute…
Le temps passé au travail ne permet pas toujours de débloquer un moment pour soi en le quittant. Le temps de pause peut être utiliser en cas de souffrance psychologique comme un moment à soi afin de bénéficier d’un accompagnement téléphonique ponctuel et adapté.
• de l‘étranger…
C’est en vivant et en travaillant à l’étranger que j’ai pris conscience de la dimension d’adaptation, et des difficultés qu’elle incombait. Le lien à sa propre culture dans ce cas est réparateur. L’entretien téléphonique permet un accompagnement dans la compréhension et l’acceptation de la culture dans laquelle on a choisi ou non de vivre.